Colocs StJo
Télécharger le tract des logements Isèreanybody?
Colocs St Jo
Pour les jeunes pros, thésards ou étudiants en alternance, souhaitant prendre des responsabilités avec d’autres dans le projet Isèreanybody? et nourrir leur foi chrétienne.
- 320-400 € selon la taille du logement
- 4 appartements (6, 3, 2, 1 chambres)
- Accompagnement par des couples et l’équipe diocésaine de la pastorale des jeunes adultes
14, rue Beyle-Stenhal - Grenoble
contact@isereanybody.com
Article de relai 38 - avril 2012
En coloc avec Isèreanybody ?
Si on demande à Anne-Laure, Élise, Emmanuel ou Geoffroy, les jeunes pros qui partagent un appartement à St Jo, quelle est la particularité d’une colocation label « Iseranybody », chacun répond tour à tour : « Ce n’est pas seulement une colocation, dit Anne-Laure, le lundi soir, nous prenons le repas tous les six et nous avons un temps de prière ensemble. Ce soir-là, un jeune couple qui accompagne notre colocation est parmi nous et peut nous aider à prendre du recul, à formuler ce que nous vivons. Nous sommes aussi plusieurs à nous retrouver, avec les autres coloc, tous les matins à la chapelle pour prier. C'est essentiel, ce cadre. » Emmanuel complète avec le week-end du début de l’année, commun aux colocataires de St Jo et de la M’7 et l’engagement dans un service : « On s’engage dans Iséranaybody à la mesure de ce que chacun peut faire. » Ainsi, Anne-Laure et Geoffroy soutiennent le Pôle étudiant pour les soirées à la M’7, Élise participe à la préparation des soirées Jeunes pros...
Paloma et Lucie, colocataires rue Champollion (M’7), se retrouvent dans cette description de la vie en colocation : les étudiants ont aussi une soirée par semaine, un temps de prière et des engagements : Lucie dans le groupe de prière « Taizé » deux fois pas mois, Paloma dans « Alpha 18-30 », d’autres sont engagés dans la bibliothèque de rue pour les Roms et les garçons sont pour la plupart au service du Isèreanybody café.
Pour Emmanuel, déformation professionnelle peut-être, le solde est positif pour tous : « Cette colocation aide les jeunes à s’insérer dans l’Église, ce qui n’est pas toujours facile et elle répond aussi à leur besoin de logement. Pour Isèreanybody, ce sont 12 personnes qui s'engagent et qui sont présentes à St Jo, elles communiquent entre elles et portent le projet, boostées par Loïc qui habite dans les lieux. » Il ajoute « Nous faisons de choses différentes et complémentaires et nous avons aussi des engagements en dehors d’Isèreanybody, ce qui fait que nous sommes rarement tous présents ; le lundi soir permet de se recentrer ».
La vie matérielle concrète parait un peu plus structurée à la M’7 qu’à Saint Jo, où chaque colocation s’organise... ou non... « Il n’y a aucun roulement pour le ménage et la cuisine, et ça marche. » dit Anne Laure. Les courses faites en grande partie sur internet et livrées ne sont pas un sujet de conflit. Quant aux travaux d’entretien extérieurs, si le ramassage des feuilles dans le jardin de la rue Champollion a été un moment agréable auquel tous ont participé, le désherbage de la cour de St Jo, plus austère... n’a pas attiré les foules, reconnait Anne Laure.
On devine à l’évocation d’une histoire de porte-clefs que les premiers temps ne furent peut-être pas idylliques et qu’il y eut des agacements et des frictions, mais au bout de presque deux ans de vie commune, les tensions semblent apaisées. « Entre nous, il y a une grande diversité », reconnait Emmanuel. Cette diversité, dans les parcours comme dans les sensibilités ecclésiales, semble bien assumée : « il y a ceux qui lisent La Vie et ceux qui lisent Famille chrétienne » résume Geoffroy. « Si on animait chacun à notre tour la prière du lundi selon notre sensibilité, il y aurait six prières différentes », remarque Élise.
Anne-Laure, Élise, Geoffroy, Emmanuel arrivent au terme de leur séjour, dont la durée maximum est fixée à deux ans, ils commencent à chercher un appartement et à penser à « l’après »... ils garderont peut-être un engagement dans Isèreanybody... si leur carrière ne les entraine pas sous d’autres cieux.
C. R.
Les colocations d’Isèreanybody
À Saint-Joseph, dans les locaux rénovés attenants à la basilique :
Trois colocations, 12 jeunes professionnels (ou étudiants en fin de cursus)
A la M’7, (MCEt : maison catholique des étudiants) Rue Champollion à Grenoble
11 étudiants, dans la même colocation, 4 filles au 1er étage, les garçons aux 2e et 3e.
Résidant sur place, un jeune couple, Pascaline et Nathanaël, a un rôle d’accompagnement tant sur le plan pratique que sur le plan spirituel et relationnel.
A St Jo
« J’ai déjà vécu en collocation ailleurs. Ce qui est nouveau, c'est de vivre avec des gens qui ont la foi et c'est le service d'Église. Il ne m'était jamais arrivé d'habiter avec des gens que je n'avais pas choisis et que je ne connaissais pas. Il a fallu que je l’accepte. Au début, je pensais qu'il aurait été plus facile de vivre avec des personnes choisies. Et au fur et à mesure, on arrive à s'entendre. Et ça marche plutôt bien, on apprend à mieux se connaître... En deux ans, les relations ont évolué entre nous, plus que ce qu’on pouvait imaginer au début. Tellement de choses se sont apaisées... On a aussi une vie de prière, certains prient ensemble assez régulièrement, tous au moins une fois par semaine, ce qui peut aider à mieux vivre ensemble.
Mais habiter à six, c'est parfois fatigant et demande de l'énergie et de l'attention ! »
Geoffroy
M’7 : Lucie et Paloma
L Quand on commence dans la vie étudiante, ce n'est pas facile. À la M’7, il y a une bonne ambiance, c'est très fondateur. Être tous ensemble permet de développer l'attention à l'autre, le contact et l'écoute.
La dimension spirituelle renforce la fraternité, on peut parler librement de notre foi sans être jugé, on peut l’approfondir. On a tous des points de vue différents et on peut discuter.
P J'ai déjà eu des expériences de colocation mais je ne me sentais pas « à la maison », je n'avais pas d'endroit refuge. Maintenant, on rentre à la colocation comme on rentre à la maison. C’est un lieu où on n'a pas besoin de faire semblant. Quand on est étudiant, on n’a pas envie de rentrer de vacances alors que là, on a envie de rentrer pour voir les autres qui nous ont manqué !
Il y a aussi beaucoup d'imprévu, des gens qui passent et qui arrivent.
L Le cadre de vie est agréable, il y a le partage et le fait que les gens soient si bienveillants autour de nous. Pascaline et Nathanaël sont hyper attentifs, ils demandent des nouvelles de chacun et ils me poussent à être aussi attentive.
P Et ça fait du bien d'avoir des interlocuteurs qui sont dans la vie active et qui ne sont pas de la génération de nos parents.
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