

Notre équipe JP SANTE vous invite à venir à notre rencontre sur le thème :LA PERMANENCE DES SOINS. La soirée débutera à 19h30 au tour du partage de ce que chacun apportera et la rencontre commencera à 20h30.
Lieu : salle de ST JO, près place de Metz. Venez nombreux ! L'intervenant est une Cadre de Santé du CHU.
Thème: "l'ingénieur au service de la santé". RDV à 19h30 pour partager le repas ensemble et à 20h30, début de la rencontre.
Bonsoir à vous tous,
Petit rappel, JP santé, c'est mardi prochain, 04/12/12, 19h30 pour ceux qui pourront nous joindre pour le repas, 20h30 pour les autres, en salle JP, 12 rue Beyle-Stendhal.
Le droit à l'information du patient
Mardi 6 nov 2012
Nous nous sommes retrouvés le premier mardi de novembre pour discuter du DROIT à L'INFORMATION DU PATIENT.
Quels sont les blocages à la transmission de l'information à laquelle le patient a droit ?
Pourquoi les soignants ont-ils tant de mal à informer leurs patients sur leur état de santé, leurs droits, ce qui les concerne ?
Quels sont les blocages qui ont conduit à la rédaction notamment de la charte du patient hospitalisé?
Du côté du patient :
Lorsque l'information est difficile à entendre, nouvelle, qu'elle engendre des adaptations importantes dans la vie du patient, il passe par différentes étapes, pas obligatoirement successives, ni obligatoirement toutes.
Pendant la rencontre, nous en avons soulevé 2 :
– le déni : lorsque l'information a été dite au patient, et qu'elle n'a pas été entendue,
– la vérification : lorsque le patient 'teste' (+- consciemment), pose la même question aux différents professionnels de santé qui le prennent en charge, pour s'assurer que ce qu'on lui a dit est vrai
Du côté des soignants :
Nous limitons l'information donnée au patient parfois par peur de sa réaction à l'annonce du diagnostic ;
Une question que Robert nous a posée : Comment, dans la relation avec le patient, quand une information concernant sa situation doit être donnée, prenons-nous en compte le non-dit du patient ?
Le patient a perçu des choses, notamment sur le plan physique, les symptômes de la maladie. Il existe chez lui un ressenti du corps et de l'esprit (pour une part : la représentation des symptômes qui lui arrivent ?). Comment comme soignant, je vais prendre en compte ce ressenti, cette 'science du patient' ? Comment vais-je l'interroger sur ce vécu, sans qu'il ne se sente agressé ou lassé par les questionnements ?
Peut-être notamment en lui expliquant que plus il pourra m'expliquer ce qui lui arrive, plus je pourrais comprendre ce qu'il lui arrive et plus facilement nous arriverons à trouver un moyen de le soulager (en passant par le diagnostic)
Robert nous a rappelé l'importance dans ce contexte de la relation et de son effet 'placebo' dans son sens bénéfique : Si la relation est bien 'mise en place par le soignant', c'est à dire qu'elle est basée sur la confiance, la collaboration thérapeutique.
Attention, la relation thérapeutique doit être objective et non basée sur le 'faire plaisir'.
Nous avons noté l'importance d'une relation 'tri-partite' (à partir d'une expérience de prise en charge d'un patient en commun : médecin généraliste, psychiatre, patient) : Dans le cas rapporté, le médecin a un rôle de tiers bénéfique, qui appuie la relation patient/psychiatre.
C'est aussi très positif, car cette prise en charge commune vient rappeler symboliquement au soignant que le patient ne lui appartient pas.
Nous n'avons pas fini de nous interroger sur ce sujet. Nous proposons de nous retrouver une prochaine fois, avec chacun une situation de soins où l'information a pu poser problème. Comment à partir des éléments partagés ce mardi, nous avons pu avancer dans la relation avec le patient ? Quels sont les questionnements qui sont restés posés?