Discerner

discerner

L’ACCOMPAGNEMENT SPIRITUEL

Qu’est-ce que c’est ?

Apprendre à se laisser conduire par l’Esprit, repérer ce qui se passe en nous, discerner, choisir, tout cela est un long apprentissage et nous savons que nous ne pouvons marcher tout seul sur ce chemin.

Il existe une pratique très ancienne dans la tradition de l’Église : l’accompagnement spirituel.

 De quoi s’agit-il ? Tout simplement d’aller parler de sa vie spirituelle avec un frère ou une sœur aînée dans la foi. Je prends l’habitude de parler de tout ce qui fait ma vie pour découvrir Dieu à l’œuvre au cœur de mon existence la plus lumineuse, comme la plus ténébreuse. J’accepte d’être guidé pour progresser dans ma vie de relation avec Dieu et avec les autres.

Je vis ainsi davantage en Eglise, membre du peuple de Dieu où j’avance avec l’aide de mes frères. L’accompagnateur est lui aussi un croyant engagé dans la même recherche de Dieu. C’est quelqu’un qui connaît un peu « les manières de faire de Dieu », parce qu’il est déjà lui-même engagé sur le chemin de la foi. Il a le souci de m’aider à grandir en liberté, pour découvrir qui je suis sous le regard de Dieu et quelle place il tient dans ma vie.

Conduisez-vous en enfant de lumière (Ep 5,8)

C’est à chacun de décider librement s’il veut se faire accompagner pour avancer dans son chemin vers Dieu : « Si on force une abeille à entrer dans une ruche, elle ne fait pas de miel. » (proverbe)

La relation se base sur la liberté et sur la confiance mutuelle. Celui qui accompagne s’engage à la discrétion : ce qui lui est partagé reste confidentiel. Il n’est pas là pour juger, pour condamner mais pour aider à progresser, à reconnaître l’œuvre de Dieu en moi. Alors je n’ai pas à avoir peur, ni à avoir honte.

Si je cache à mon accompagnateur des aspects importants de ma vie pour chercher à être bien vu, si je n’ose lui parler de mes vrais problèmes, je suis comme un homme qui va voir un médecin mais refuse de lui parler de sa maladie. « Qui veut guérir de sa plaie la découvre. » (proverbe)

A quel rythme ?

Chacun décide avec son accompagnateur du rythme des rencontres en fonction de ce qui l’aidera le plus, et des possibilités.

Chacun est fidèle aux rendez-vous et prévient l’autre s’il y a une impossibilité.

Comment préparer la rencontre avec l’accompagnateur ?

Je prends un moment tranquille et je regarde ce qui s’est passé depuis la dernière rencontre :

  • Qu’est-ce qui a été source de vie, m’a dynamisé, m’a ouvert et fait grandir ?
  • Qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Ai-je eu des combats ? Des reculs ?

Je regarde les différents aspects de ma vie :

  • Ma vie de prière, les sacrements ;
  • Ma vie quotidienne en famille, en foyer, colocation…
  • Ma vie étudiante ou professionnelle ;
  • Les relations avec les autres ;
  • Ma vie dans l’Eglise : paroisse, communauté, mouvement.

Comment Dieu vient me rejoindre, me parler à travers tout cela, et comment je lui réponds ?

  • Quelles paroles de Dieu ont résonné en moi ?
  • Quelle est ma relation à Dieu, est-ce que je lui fais confiance ?
  • Qu’est ce qui m’aide ? Qu’est-ce qui me fait difficulté ? Quelles sont mes tentations ?
  • Qu’est-ce qui me plaît, me déplaît, me fait peur ?
  • Comment se passent mes relations avec les autres ?
  • Ma vie affective ?
  • Comment je vis les événements de mon pays, du monde ?

 Dans tout ce que j’ai vécu, qu’est-ce que Dieu est venu me mettre au cœur ?

Je note ce qui me paraît important. Cela m’aidera à partager avec mon accompagnateur ou mon accompagnatrice.

Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis présent au milieu d’eux (Mt 18,20).

D’après  « Discerner – Que se passe-t-il en nous ? »  de Monique Lorrain aux Éditions Vie chrétienne (pages 47 à 49)

 

Tu es étudiant(e) ou jeune pro

Tu te poses des questions sur l’accompagnement spirituel

ou/et tu souhaites être accompagné spirituellement,

Tu peux contacter 

 

  •  l'équipe de la Pastorale des Jeunes : 04 38 38 00 43

  http://www.isereanybody.com/ecoute-accompagnement

Ils répondront à tes questions et te proposeront si nécessaire les coordonnées d’un(e) accompagnateur(trice).

 

 

Que veut dire discerner ?par le Père Henri BOULAD s.j .

http://www.mavocation.org/vocation/discerner/choisir/477-definition-discerner.html

   

 

 Discerner dans sa vie

D'après Saint Ignace (les Exercices spirituels), il existe en tout homme un tiraillement entre faire la volonté de Dieu et s'en détourner. C'est le « combat » de toute une vie. 

 

  • Purifier, chasser ce qui ne vient pas de Dieu dans notre vie.C'est souvent ce que l'on cache. 
  • Être bien dans sa tête et dans son cœur. C'est dans les périodes de sérénité et de paix que l'on peut faire les bons choix. De plus, quand on prend une décision juste, on est en paix («Mon cœur est sans repos tant qu'il ne demeure en Toi » Saint Augustin) 
  • Avoir une vie équilibrée.Prendre du temps pour se poser, s'arrêter pour distinguer la volonté de Dieu. Dès le début de la Création, il existe des règles. Se donner une règle de vie, savoir où on va. 
  • Être patient. On ne peut pas tout changer du jour au lendemain. Il y a aussi un combat contre le démon, qui ne souhaite pas que l'on fasse la volonté de Dieu. 
  • Être dans l'espérance.S'ouvrir à Dieu et aux autres, en vivant dans le présent, en gardant mémoire du passé, tourné vers l'avenir. L'avenir ne se construit pas sans le passé et le présent. Importance de vivre dans l'aujourd'hui de notre vie (pas dans la nostalgie, ni dans les rêves). 

6 outils concrets de discernement : 

* se donner une règle de vie pour une vie équilibrée. Ne pas répondre à toutes les sollicitations (nombreuses) tout de suite.

 *  Prendre un temps régulier pour Dieu : vie de prière (écoute de la Parole de Dieu, oraison, liturgie des heures, adoration, chapelet...), vie sacramentelle (Eucharistie et réconciliation).

 * S'ouvrir à un aîné dans la foi : l'accompagnateur spirituel est indispensable. Il donne des pistes pour discerner, mais ne doit pas prendre les décisions à notre place.

 Avoir un engagement ecclésial ou caritatif pour discerner ce que Dieu me dit par les autres, dans une communauté...

 *  Avoir un groupe de gratuité (où il n'y a rien à « produire ») : groupe de prière, d'adoration, de réflexion...

 * Faire une fois par an une retraite prêchée et avant toute décision importante dans sa vie (mariage, vocation spécifique...). Une retraite avec les exercices spirituels de Saint Ignace aide au discernement de vocation.

Père Patrick Royet, responsable du SDV - 21mars 2010

Entendre l'appel : Dieu parle par nos désirs

par Mgr Nicolas Brouwet, Evêque auxiliaire de Nanterre

http://www.mavocation.org/vocation/discerner/appel-de-dieu/942-desirs.html

 

Lettre à ceux qui ont envie de se décider            

Chèr(e) ami(e),

Un appel ?

On entend parfois des chrétiens dire que Dieu les a appelés : qu'ils ont trouvé grâce à lui l'homme ou la femme de leur vie, qu'il les a conduits dans tel monastère, ou à accomplir telle ou telle mission. Peut-être que toi, tu n'as jamais entendu d'appel de Dieu. Y en a-t-il un ? Si oui, comment l'entendre ? 

J’ai souvent entendu ces questions qui sont légitimes surtout de la part de jeunes qui ont le désir de faire quelque chose de beau et de grand de leur vie. Je ne crois pas, moi qui suis prêtre, avoir entendu un appel de la part de Dieu ; si, dès mon plus jeune âge, je me suis dit, en regardant mon curé célébrer la messe : ‘plus tard, je ferai comme lui’, il a fallu du temps pour comprendre que Dieu ne voulait qu’une chose : me combler et que ce serait, en ce qui me concernait, en étant son prêtre.

J’ai compris que Dieu veut notre bonheur, rien d’autre.

 Regarde et décide.

Je te propose de regarder ta vie, l’espace d’un moment, pour faire mémoire ; pour te rappeler les moments forts vécus, les personnes rencontrées qui ont été importantes pour toi et te dire que Dieu a agi dans cette histoire. La plupart d’entre vous sont baptisés et ont vécu une enfance chrétienne : catéchisme, première communion, profession de foi … peut-être confirmation ; également des moments plus délicats à travers des épreuves ou l’expérience du mal. Autant de moments où ta foi a grandi, où le Seigneur s’est fait connaître et a fait en toi sa demeure. Quel cadeau ! Nous n’en rendons jamais assez grâce ! Vois-tu dans ta vie les traces d’amour du Seigneur qui a tout fait pour l’amour du Père, librement. Le Fils, Jésus-Christ, s’est décidé à servir le Père. Si tu fais cette expérience, tu comprendras alors que tout ce qui, jusqu’à présent, n’était pour toi qu’habitude, obligation, cérémonies, va devoir marquer ta vie de la même manière que la décision de Jésus a déterminé sa vie. Tu as là un mot très important : la décision.

Peut-être ne connais-tu pas sainte Thérèse d’Avila, femme étonnante, carmélite, au XVIe siècle. Née dans une famille riche, elle a reçu une éducation religieuse ; elle aime le Seigneur et veut lui donner sa vie ; mais comment, dans le mariage, la vie religieuse ? Alors qu’elle aurait pu faire un très beau mariage, elle contemple sa vie et prend la décision de ne pas perdre de temps et d’être religieuse. Elle a le désir de vivre une vie qui se rapproche de la perfection. Certainement que cette voie n’est pas la plus simple, humainement la plus joyeuse, mais c’est celle qu’elle choisit et elle ne s’en écartera plus.

Dieu t’a créé par amour ; et cet amour va jusqu’à te laisser libre de choisir la perfection. Ce qu’il veut, c’est ta décision. Pour tout faire lui-même, dit Thérèse d’Avila, il n’attend que notre décision.  Cela te semble être un discours difficile à entendre. Certainement ! Notre monde nous invite trop facilement à la facilité, à vivre au minimum, à en faire le moins possible, à vivre selon ses sentiments, les tendances, essentiellement des états d’âme qui passent. La décision, elle, demeure !

Quel sens a ma vie ? Tout ce que je fais au long de mes journées a-t-il du sens ? Oui, si je le vis à fond : études, moments de détente, conversations entre amis ou à la maison, perspectives d’avenir … Je ne t’invite pas à remettre en questions tous ces aspects de ta vie mais d’y mettre de l’ordre. Rien ne se perdra, tout trouvera un sens définitif !

En fait, tous ces moments que tu vis, ces choses ordinaires que tu fais peuvent te donner de la joie mais surtout, peu à peu, te montrer que tu es capable d’en vivre de plus grandes. Les petites décisions que tu prends et qui engagent ta liberté, te permettront d’en prendre bientôt de plus grandes. Je t’invite à rester libre, c’est-à-dire disponible. Évite tout ce qui enferme ton esprit, tout ce qui te mène nulle part, tout ce qui, d’une manière ou d’une autre, ne permet pas de s’ouvrir et de se laisser conduire au Seigneur.

Ouvre les yeux.

Quand on pressent que nous pourrions donner notre vie de telle ou telle manière (mariage, vie religieuse, sacerdoce …), on peut sentir comme un grand vide. Comment faire ? Permets-moi de te donner quelques conseils … d’ami. Je te les donne sous forme de liste, ce n’est pas très poétique mais pratique. Ils ne sont pas originaux mais ont fait leur preuve.

1. Regarde autour de toi, jeunes ou moins jeunes, et vois s’ils sont animés des mêmes préoccupations. Discute avec eux ! Il faut arrêter de penser qu’il est tabou de parler de la vocation. Ça doit toucher tous les chrétiens ! Interroge un couple, un prêtre, des fiancés amis … Observe-les

2. Porte tes questions dans la prière. Demande au Seigneur de t’éclairer.

3. N’aie pas peur de lire la Parole de Dieu, notamment l’Évangile pour devenir un familier de Jésus. En méditant les textes, tu t’approcheras de Jésus et des siens et tu pourras regarder de plus près, entendre davantage ce qu’il fait et dit. Ce qu’il a fait pour les autres, il le fait pour toi, d’une manière qui t’échappe complètement.

Si tu as du mal à lire la Parole de Dieu seul, rejoins un groupe ou propose à des amis de la lire ensemble, accompagnés d’un aîné qui en a un peu l’expérience.

4. Approche-toi des sacrements notamment de l’Eucharistie et du Pardon. Là encore, peut-être as-tu vécu l’expérience forte des JMJ. Ne laisse pas ce trésor disparaître. Entretiens ta foi ! Je t’invite à dépasser une nouvelle fois tes états d’âme en te disant, par exemple, que la Messe n’est pas d’abord ennuyeuse mais que c’est le lieu où tu reçois le Pain de Vie, le Pain de ta route, la force pour prendre des décisions ; que le prêtre qui te pardonne va retenir ce que tu lui as dit ou encore que tu dis toujours la même chose mais que le Seigneur veut te relever, qu’il te veut beau c’est-à-dire plein de sa joie.

5. Rencontre un prêtre ou une religieuse si tu te poses des questions sur ton avenir ; c’est toujours mieux d’en parler à deux.

6. Donne-toi ! Fais du bien autour de toi !

Bonne route ! Le Seigneur veut quelque chose de grand pour toi, n’en aies pas peur.

Amitié, 

Père Jean-Sébastien Tuloup

 ancien supérieur du Séminaire provincial Saint Irénée

 

 

Oser répondre à l’appel

« Le oui à l’appel de Jésus est prioritaire, et requiert un engagement total. (…) On ne peut se contenter d’offrir une part de soi-même, une partie de son temps et de sa volonté. En agissant de la sorte, on ne répond pas à l’appel, tellement grand que c’est une exigence remplissant vraiment toute une vie, mais qui justement ne la remplit que quand on l’accepte dans sa totalité.

Mais cela signifie précisément aussi qu’il y a un moment où Jésus-Christ appelle, et qu’on ne peut le retarder en faisant le calcul suivant : "Oui, je veux bien, mais c’est encore trop dangereux pour moi maintenant. Auparavant, je veux faire ceci ou cela." On peut laisser passer le moment de sa vie et, en usant de réserves de la sorte, manquer l’essentiel de sa vie, en se mettant dans l’impossibilité de le rattraper par la suite.

Il y a une heure pour l’appel, l’heure où la décision se présente, et alors elle est plus importante encore que tout ce que nous avions imaginé, ou que ce qui est en soi absolument raisonnable. La raison de Jésus et son appel sont prioritaires ; ils passent en premier lieu. »

Cardinal Ratzinger (Benoit XVI) Extraits d’une homélie prononcée en 1986, au grand séminaire de Balberg « Serviteurs de votre joie, méditations sur la spiritualité sacerdotale » (Editions Fayard, 1990)

 

Après le choix…

« Trop souvent, on considère que la vocation est atteinte lorsque l’engagement est prononcé, le mariage décidé, le sacrement reçu. (…)

L’impression trompeuse d’une fin est donnée, au lieu que tout commence, l’aventure et ses difficultés. La vocation naît le jour où elle s’engage. Les mariés reçoivent la grâce de leur mariage après les consentements, le prêtre est prêtre après avoir reçu l’Ordre, la personne consacrée est donnée à Dieu après avoir dit qu’elle se donnait, de même que l’on a un emploi après avoir signé le contrat, pas avant. C’est là que naissent les droits et les devoirs, les joies et les progrès. (…)

Je voudrais te voir marqué au fer rouge de la persévérance. (…)

Quand le moment sera venu, donne ta parole. Si tu l’as donnée, tiens-là. »

Frère Thierry-Dominique HUMBRECHT Extraits page 106 du livre « Lettre aux jeunes sur les vocations » (Editions Parole et Silence, 2004)

 

Il n’est jamais trop tard pour choisir

Faire un choix, en particulier un choix qui engage la vie, c'est renoncer à d'autres possibles, dans la liberté. Liberté et choix ne sont pas contradictoires. Il faut parfois oser se jeter à l’eau pour avancer au large, prendre des engagements et finalement trouver le bonheur… D’un autre côté, on ne peut pas aller trop vite et s’engager n’importe comment… Dieu est hors du temps. Chaque vie orientée vers le don a la même valeur pour le Seigneur. Quels que soient nos états de vie, l'essentiel est de donner. Le bonheur se mesure à notre capacité à donner.

  • Comment choisir alors que notre vie est déjà bien avancée ?
  • Est-ce qu’on peut être sûr de ne pas se tromper ?
  • Est-ce que je peux faire confiance aux autres, à une personne, à Dieu, pour faire le meilleur choix ?

« Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth ; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : "Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson." » (Lc 5, 1-4)

 «Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. (…) Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' Le soir venu, (…) ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine (…) Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. (…) Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. '» (Mt 20, 1-2.5-7.9-11.13-14.16)

« La tristesse du jeune homme riche de l’Évangile est celle qui naît dans le cœur de chacun quand on n’a pas le courage de suivre le Christ, d’accomplir le bon choix. Mais il n’est jamais trop tard pour lui répondre ! » Benoît XVI, message pour les JMJ 2011 à Madrid

« Courage les jeunes : le Christ vous appelle et le monde vous attend ! Rappelez-vous que le Royaume de Dieu a besoin de votre dévouement généreux et total. Ne soyez pas comme le jeune homme riche, qui à l’invitation du Christ, ne sut pas se décider et resta avec ses biens et sa tristesse (Mt 19,22), lui qui avait été interpellé par son regard d'amour (Mc 10,21). Soyez comme ces pêcheurs qui, appelés par Jésus, quittèrent tout rapidement et devinrent pêcheurs d'hommes (Mt 4, 18 -22). »  Jean-Paul II , message pour la Journée Mondiale des Vocations 1989

(dessin de Jean-François Kieffer)

"Si tu es l'ouvrage de Dieu, attends patiemment la main de ton Artisan, qui fait toute chose en temps opportun." Saint Irénée, "Contre les Hérésies", livre 4, chap. 39

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