Vocations ?
vocations ?
- Fais de ta vie un "je t'aime"
- La sainteté dans la vie ordinaire
- L'appel à la vie
Le premier appel que Dieu nous adresse est le don de la vie. Dieu est à l'origine de toute existence. Tout homme est appelé à naître, à vivre et à grandir en réponse à la volonté créatrice de Dieu, le Seigneur de la vie.
« Seigneur, tu as mis sur moi ta main.
C'est toi qui m'as formé les reins,
Toi qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Lorsque mon embryon était façonné dans le secret,
Déjà tu me voyais et tu me connaissais ! » (Psaume 139)
- L'appel à être chrétien
Être chrétien, c'est répondre à un appel de Jésus à le suivre. A la suite du Christ, c'est chercher à correspondre à la volonté du Père, en se laissant guider par l'Esprit Saint.
L'appel à suivre Jésus se manifeste de nombreuses manières dans l'Église, dans une multitude de vocations qui témoignent de toute la richesse des dons et des charismes de l'Esprit Saint. La vocation première de tout chrétien est celle reçue au baptême.
--> Quelle est notre vocation de baptisés ?
« Vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint... » (Rom 1, 7)
« Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48)
« Savez-vous ce que le sacrement du baptême fait de vous ? Dieu vous reconnaît comme ses enfants, et transforme votre existence en une histoire d’amour avec lui. Il vous rend conformes au Christ, pour que vous puissiez réaliser votre vocation personnelle. Le baptême est le signe que Dieu nous a rejoints sur notre route, qu’il embellit notre existence, et qu’il transforme notre histoire en une histoire sainte. » Jean-Paul II (Longchamp, 1997)
« Quelle est la vocation du chrétien ? La réponse est exigeante mais claire : la vocation du chrétien est la sainteté. C'est une vocation qui plonge ses racines dans le baptême et est reproposée par les autres sacrements, principalement l'Eucharistie. » Jean-Paul II (Osijek, 2003)
« Je me sens la vocation de Guerrier, de Prêtre, d'Apôtre, de Docteur, de Martyr, enfin, je sens le besoin d'accomplir pour toi Jésus toutes les œuvres les plus héroïques... [...] O Jésus mon Amour... ma vocation enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'Amour... » Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Manuscrit A)
--> Que fait de nous le baptême ?
« Jésus a fait de nous, pour notre Dieu, un royaume de prêtres » (Ap 5, 10)
« Mais vous, vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d'annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 P 2, 9)
« Le sacerdoce commun ou baptismal des chrétiens, en tant que participation réelle du sacerdoce du Christ, constitue une propriété essentielle du nouveau peuple de Dieu. [...] Le sacerdoce baptismal est un vrai sacerdoce. Les baptisés participent au ministère du Christ Roi-Prophète-Prêtre. Ils participent à l'offrande du monde à Dieu, à la consécration du monde à Dieu. Les laïcs feront ainsi ''paraître aux yeux de tous, dans leur service temporel lui-même, la charité avec laquelle Dieu a aimé le monde.'' (Lumen gentium n°41) » Mgr Y. Le Saux
- L'appel à dire « oui » pour la vie
Le sacrement du baptême donne la capacité de répondre à d'autres appels de Dieu que l'Église aide à discerner.
L'unique vocation baptismale se vit dans une diversité d'états : mariage chrétien, sacerdoce ministériel, célibat consacré ou non, vie contemplative ou vie apostolique.
Certains reçoivent un appel particulier pour signifier la primauté de l’amour de Dieu (vocation religieuse). D’autres sont appelés à continuer la mission des apôtres (évêques et prêtres) qui est de poursuivre le ministère sacerdotal du Christ.
« Passant au bord du lac de Galilée, Jésus vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui. » (Mc 1, 16-20)
« Suis-moi : Jésus le dit maintenant à chacun de vous. Suis-moi dans tout ce qui fait ta vie, heureuse ou difficile. Suis-moi par la foi, par l’espérance, par l’amour. Suis-moi en fondant une famille : c’est la vocation du plus grand nombre. Suis-moi dans le service de tes frères, dans la solidarité avec ton peuple, c’est aussi la vocation de tous. Suis-moi en consacrant ta vie comme prêtre, comme religieux ou religieuse, c’est la vocation de quelques-uns pour que la présence du Christ soit signifiée dans son Église. » Jean-Paul II (Madagascar, 1989)
« Si le sacerdoce commun est la conséquence du fait que le peuple chrétien est choisi par Dieu comme pont avec l'humanité et concerne tout croyant faisant partie de ce peuple, le sacerdoce ministériel est en revanche le fruit d'une élection, d'une vocation spécifique: "Jésus appela ses disciples et il en choisit douze" (Lc 6, 13-16). Grâce au sacerdoce ministériel, les fidèles sont amenés à prendre conscience de leur sacerdoce commun et à le mettre en œuvre » Jean-Paul II - Allocution à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé (23 nov. 2001)
« Je pense qu’il y a une crise de la vie baptismale. Être chrétien consiste à fonder sa vie dans le Christ, à accueillir la vie du Christ et se laisser transformer. Comment susciter un élan de sainteté, au sens de l'appel universel à la sainteté du Concile Vatican II, chez tous les baptisés ? Les vocations spécifiques ne peuvent éclore que dans une communauté chrétienne traversée par un véritable élan de sainteté. » Mgr Y. Le Saux
* Quelle idée ai-je du « bonheur » ?
* Quel est pour moi le sens des mots : « réussite », « épanouissement » ?
« C'est Jésus que vous cherchez quand vous rêvez de bonheur. C’est Lui qui vous attend quand rien de ce que vous trouvez ne vous satisfait. C’est Lui, la beauté qui vous attire tellement. C’est Lui qui vous provoque par la soif de radicalité qui vous empêche de vous habituer aux compromis. C’est Lui qui vous pousse à faire tomber les masques qui faussent la vie. C’est Lui qui lit dans vos cœurs les décisions les plus profondes que d’autres voudraient étouffer. C’est Jésus qui suscite en vous le désir de faire de votre vie quelque chose de grand, la volonté de suivre un idéal, le refus de vous laisser envahir par la médiocrité, le courage de vous engager avec humilité et persévérance pour vous rendre meilleurs, pour améliorer la société en la rendant plus humaine et plus fraternelle. C’est Lui, le Christ. » Jean -Paul II (Tor Vergata, 2000)

* Qu’évoque pour moi le mot « vocation » ?
* Se poser la question de la vocation, est-ce une entrave ou une liberté ?
* En tant que jeune, quelle place y-a-t-il pour Dieu dans ma vie quotidienne, dans les choix que j'ai à faire ?
* Comment discerner ? Comment être accompagné ?
« À votre tour, chers jeunes, n’ayez pas peur de dire oui aux appels du Seigneur, lorsqu’Il vous invite à marcher à sa suite. Répondez généreusement au Seigneur ! Lui seul peut combler les aspirations les plus profondes de votre cœur. [...] À ceux, parmi vous, que le Seigneur appelle à sa suite dans la vocation sacerdotale ou religieuse, je voudrais redire tout le bonheur qu’il y a à donner totalement sa vie pour le service de Dieu et des hommes. Que les familles et les communautés chrétiennes soient des lieux où puissent naître et s’épanouir de solides vocations au service de l’Église et du monde ! » Benoît XVI (Lourdes, 2008)
« Au début de sa vie publique, le Seigneur a appelé quelques pêcheurs, occupés à travailler sur les rives du lac de Galilée : «Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes» (Mt 4,19). Il leur a montré sa mission messianique par de nombreux «signes» qui indiquaient son amour pour les hommes et le don de la miséricorde du Père; il les a formés par la parole et par le témoignage de sa vie afin qu’ils soient prêts à continuer son œuvre de salut; enfin, «sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père» (Jn 13,1), il leur a confié le mémorial de sa mort et de sa résurrection, et avant d’être élevé au Ciel, il les a envoyés dans le monde entier avec le commandement: «Allez donc! De toutes les nations, faites des disciples» (Mt 28,19).
A ceux à qui il dit: «Suis-moi !», Jésus fait une proposition exigeante et exaltante: il les invite à entrer dans son amitié, à écouter attentivement sa Parole et à vivre avec lui; il leur enseigne le don total à Dieu et à la diffusion de son Règne selon la loi de l’Évangile: «Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit » (Jn 12,24); il les invite à sortir de leur volonté fermée sur elle-même, de l’idée d’une réalisation de soi, pour se plonger dans une autre volonté, celle de Dieu, et se laisser conduire par elle; il leur fait vivre une fraternité qui naît de cette disponibilité totale à Dieu (cf. Mt 12,49-50), et qui devient le caractère distinctif de la communauté de Jésus: «Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous au
rez les uns pour les autres» (Jn 13,35).
Aujourd’hui encore, la suite du Christ est exigeante; elle signifie apprendre à fixer son regard sur Jésus, à le connaître intimement, à l’écouter dans la Parole et à le rencontrer dans les Sacrements; elle signifie encore apprendre à conformer sa propre volonté à la Sienne. Il s’agit d’une véritable et réelle école de formation pour ceux qui se préparent au ministère sacerdotal et à la vie consacrée, sous la conduite des autorités ecclésiales compétentes. Le Seigneur ne manque pas d’appeler, à tous les âges de la vie, à prendre part à sa mission et à servir l’Église par le ministère ordonné ou la vie consacrée. » Benoît XVI, message pour la journée mondiale de prière pour les vocations, 15 mai 2011
Fais de ta vie un « je t’aime » ou la diversité des vocations 
En réponse à l’amour infini de Dieu pour chacun de nous, nous sommes appelés à aimer et à trouver le chemin du bonheur, en nous donnant et en nous mettant au service les uns des autres.
--> Est-ce que j’accepte d’entendre cet appel et d’envisager diverses réponses possibles ?
--> Quelle sera ma manière d’être disciple ?
* en étant religieux ou religieuse, pour répondre à la folie de l’amour de Dieu par la folie du don de l’homme.
* en étant prêtre pour rassembler l'Église au nom du Christ-Pasteur et pour communiquer sa Vie.
* en étant laïc chrétien, pour montrer que l'Évangile peut transformer le monde et que l'amour du Seigneur peut être vécu à travers la vie familiale, la vie professionnelle et les engagements humains.
* en étant diacre permanent à la suite du Christ-Serviteur.
--> Quelle sera ma réponse ?
« Les dons de la grâce sont variés, mais c'est toujours le même Esprit. Les fonctions dans l'Église sont variées, mais c'est toujours le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c'est toujours le même Dieu qui agit en tous. Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous. » (1 Co 12, 4-7)
« Du fait même que Dieu est amour et que l'homme est à son image, nous comprenons l'identité profonde de la personne, sa vocation à l'amour. L'homme est fait pour aimer; sa vie n'est pleinement réalisée que si elle est vécue dans l'amour. Après avoir longuement cherché, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus comprit ainsi le sens de son existence: « Ma vocation est l'Amour » (Manuscrit B, feuille 3). J'exhorte les jeunes […] afin qu'ils cherchent de tout leur cœur à découvrir leur vocation à l'amour, en tant que personnes et en tant que baptisés. Telle est la clef de toute l'existence. » Benoît XVI, forum international des jeunes, mars 2010
« La vocation chrétienne jaillit d’une proposition d’amour du Seigneur et ne peut se réaliser que grâce à une réponse d’amour... A l’exemple de nombreux disciples du Christ, vous aussi, chers amis, accueillez avec joie l’invitation à le suivre, pour vivre intensément et avec fécondité en ce monde... » Benoît XVI, message pour les JMJ 2011 à Madrid
« (…) une vocation s'accomplit lorsque l'on sort de «sa volonté fermée sur elle-même, de l'idée d'une réalisation de soi, pour se plonger dans une autre volonté, celle de Dieu, et se laisser conduire par elle». Benoît XVI Regina Caeli du 15 mai 2011
La sainteté dans la vie ordinaire
Le Concile Vatican II a rappelé que la sainteté est la vocation de tout baptisé : « Il est clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité » (Lumen Gentium, n°40).
L’appel est universel. Nous tous… être saints ? N’est-ce pas de l’orgueil, de la témérité, de la présomption ? Non, c’est un appel, une grâce, un don de Dieu. Et même, c’est une obligation, un engagement de notre baptême. « Tous les fidèles sont donc invités – et même tenus – à rechercher la sainteté et la perfection de leur état » (Lumen Gentium, n°42).
On peut donc être saint dans la vie ordinaire : dans le mariage et la famille, dans le travail, dans les activités quotidiennes, dans les petits gestes de chaque jour. Toutes les activités ordinaires sont un chemin de sanctification.
Pour le croyant, tout offre une occasion de rencontre avec Dieu. La vie quotidienne révèle une grandeur insoupçonnée. La sainteté se trouve vraiment à la portée de tous.

--> Comment coopérer à l’accomplissement de la volonté de Dieu ?
--> Comment parvenir à la sainteté ?
--> Quels moyens nous donnons-nous ?
« Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5, 48)
« Veux-tu vraiment être saint ? – Remplis le petit devoir de chaque instant : fais ce que tu dois et sois à ce que tu fais » Saint Josémaria Escriva, "Chemin" n° 815
« Je vous invite à découvrir votre vocation authentique pour collaborer à la diffusion de ce Royaume de la vérité et de la vie, de la sainteté et de la grâce, de la justice et de la paix. Si vous désirez vraiment servir vos frères, permettez que le Christ règne dans vos cœurs, qu’il vous aide à discerner et à croître dans votre épanouissement personnel, qu’il vous fortifie dans les vertus, vous remplisse surtout de sa charité, qu’il vous conduise sur le chemin qui mène à "la condition de l’homme parfait". N’ayez pas peur d’être des saints ! » Jean-Paul II, aux jeunes à Compostelle en 1989
«Le chemin de la sainteté accompli ensemble, en tant que couple, est possible, est beau, est extraordinairement fécond et est fondamental pour le bien de la famille, de l´Église et de la société. » Jean-Paul II, lors de la béatification des époux Quattrocchi, 2001
« La sainteté, qui est la vocation ordinaire de tout baptisé n’est pas le fruit de nos efforts, mais un don de Dieu. Dieu nous demande de nous y engager avec bonne volonté ; Il nous demande d’avancer, mais c’est Lui qui soutient notre marche et qui peu à peu agit en nous par sa grâce. Il serait tout aussi dangereux de penser que nous sommes déjà parfaits que de craindre de ne jamais arriver au but. » Mgr de Kerimel, homélie de la veillée Pascale, 11 avril 2009
- Londres, veillée au Stade Hyde Park, le 18 septembre 2010
Chers jeunes amis : seul Jésus sait quel « service précis » il a pensé pour vous. Soyez ouverts à sa voix qui résonne au fond de votre cœur : maintenant encore son cœur parle à votre cœur. Le Christ a besoin de familles qui rappellent au monde la dignité de l’amour humain et la beauté de la vie de famille. Il a besoin d’hommes et de femmes qui consacrent leur vie à la noble tâche de l’éducation, veillant sur les jeunes et les entraînant sur les chemins de l’Évangile. Il a besoin de personnes qui consacrent leur vie à s’efforcer de vivre la charité parfaite, en le suivant dans la chasteté, la pauvreté et l’obéissance, et en le servant dans le plus petit de nos frères et sœurs. Il a besoin de la force de l’amour des religieux contemplatifs qui soutiennent le témoignage et l’activité de l’Église par leur prière constante. Et il a besoin de prêtres, de bons et saints prêtres, d’hommes prêts à offrir leur vie pour leurs brebis. Demandez au Seigneur ce qu’il a désiré pour vous ! Demandez-lui la générosité pour dire oui ! N’ayez pas peur de vous donner totalement à Jésus. Il vous donnera la grâce dont vous avez besoin pour réaliser votre vocation.
- JMJ de Madrid, Aéroport de Quatro Ventos, le 20 août 2011
En cette veillée de prière, je vous invite à demander à Dieu de vous aider à découvrir votre vocation dans la société et dans l’Église, et à persévérer en elle avec joie et fidélité. Il vaut la peine de sentir en nous-mêmes l’appel du Christ et de suivre avec courage et générosité le chemin
qu’il nous propose.
Le Seigneur appelle beaucoup d’entre vous au mariage, où un homme et une femme, en ne formant qu’une seule chair (cf. Gn 2, 24), se réalisent en une profonde vie de communion. C’est un horizon tout à la fois lumineux et exigeant, un projet d’amour véritable qui se renouvelle et s’approfondit chaque jour par le partage des joies et des difficultés, et qui se caractérise par une offrande de la personne tout entière. C’est pourquoi reconnaître la beauté et la bonté du mariage, c’est être conscient du fait que seul un contexte de fidélité et d’indissolubilité ainsi que d’ouverture au don divin de la vie est en accord avec la grandeur et la dignité de l’amour des époux. © JMJ site officiel
À d’autres, en revanche, le Christ lance un appel à le suivre de plus près dans le sacerdoce et la vie consacrée. Que c’est beau de savoir que Jésus te cherche, te fais confiance et, avec sa voix reconnaissable entre toutes, te dit aussi à toi : « Suis-moi » (cf. Mc 2, 14).
Chers jeunes, pour découvrir et suivre fidèlement la forme de vie à laquelle le Seigneur appelle chacun, il est indispensable de demeurer dans son amour comme des amis. Or, comment se conserve l’amitié sinon par la fréquence des rencontres, la conversation, le fait d’être ensemble et de partager les joies et les peines ? Sainte Thérèse de Jésus disait que la prière consistait à « parler de l’amitié en étant bien souvent seuls pour parler avec celui dont nous savons qu’il nous aime » (cf. Libro de la vida, 8).
- Madrid, rencontre avec les volontaires de la XXVIème JMJ, le 21 août 2011
En retournant maintenant à une vie ordinaire, je vous encourage à garder dans votre cœur cette joyeuse expérience et à grandir un peu plus chaque jour dans le dévouement de vous-mêmes à Dieu et aux hommes. Il est possible que se soit posée timidement ou impérieusement en beaucoup d’entre vous une question très sensible : Que désire Dieu de moi ? Quel est son dessein pour ma vie ? Le Christ m’appelle-t-il à le suivre de plus près ? Ne pourrais-je pas dépenser ma vie entière dans la mission d’annoncer au monde la grandeur de son amour par le sacerdoce, par la vie consacrée ou par le mariage ? Si cette inquiétude a surgi, laissez-vous porter par le Seigneur et offrez-vous comme volontaires au service de Celui qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 45). Votre vie atteindra une plénitude insoupçonnée. Peut-être que quelqu’un est en train de penser : le Pape est venu nous remercier et va s’en aller en demandant. Oui, c’est cela. C’est cela, la mission du Pape, Successeur de Pierre. Et n’oubliez pas que Pierre, dans sa première lettre, rappelle aux chrétiens à quel prix ils ont été rachetés : celui du sang du Christ (cf 1P 1, 18-19). Qui évalue sa vie à l’aune de cette perspective sait que l’amour peut seul répondre à l’amour du Christ, et c’est cela que vous demande le Pape lors de cet au revoir : que vous répondiez avec amour à celui qui par amour s’est consacré à vous. Encore merci et que Dieu soit toujours avec vous.






